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Jean-François JONVELLE

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(Cavaillon, 1943 – Paris, 2002)

Sorti avec un certificat en poche, Jean-François Jonvelle est initié à la photographie en 1959. Il devient par la suite assistant du photographe américain Richard Avedon. Ses inspirations lui viennent autant de la peinture que du cinéma (Balthus, Bacon, Schiele, Hitchcock, Orson Welles, Fritz Lang, Truffaut…).

Indépendant, il est le célèbre photographe de la campagne publicitaire dans les années 80 de l’affiche Avenir. Une modèle, Myriam, et deux slogans « Demain, j’enlève le haut » et « Demain, j’enlève le bas » réunis sur trois photographies suscitant à la fois succès et scandale. Il innove par le procédé du teasing utilisé pour la première fois en France.

Photographe phare des années 90, aussi bien publicitaire qu’artiste, il réalise de nombreuses campagnes publicitaires, travaille régulièrement pour la mode et collabore avec Elle, Vogue, Marie-Claire… En 1998, Stanley Kubrick demande à Jean-François Jonvelle de venir à Los Angeles pour être consultant sur le tournage d’Eyes Wide Shut afin de mieux appréhender la notion de sensualité chez la femme.

Parallèlement, il mène ses recherches personnelles autour de sa principale  passion : les femmes. « Je n’aime pas lorsque les filles obéissent aux canons de la beauté ». Il aime montrer la femme avec ses petits défauts. Il dit vouloir faire de son modèle « la plus belle femme du monde » et l’immortalise à travers des livres ou recueils photographiques. Ses photos aspirent « à capturer des instants, des moments de femmes ».

Loin des poses et proche de la vérité, il partage des moments avec ses modèles, les fait rire. Ses photos traduisent ainsi le naturel, la fragilité, la sensualité, et révèlent « la poésie du quotidien ». Une véritable ode à l’amour. Sa méthode : pas de flash ni de trépied, il travaille à la lumière naturelle.

Un de ses amis, Benoit Devarrieux, disait de lui : « On ne peut pas résumer la carrière de Jean-François Jonvelle à celle d’un photographe de femmes, voire de charme. Le charme est cet univers trouble entre un érotisme un peu culpabilisé et une complaisance légèrement surannée qui ne sont pas exactement des qualificatifs pour cette modernité qui est la sienne ».

Jean-François Jonvelle
Sans titre, 1989
Tirage argentique
55 x 37 cm
Tirage 1/15

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