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Louis Vivin

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(Hadol, 1861 – Paris, 1936)

Né dans les Vosges dans une famille d’instituteurs, Louis Vivin fit une carrière dans l’administration des PTT (Postes Télégraphes et Téléphones). Bien qu’il ait peint toute sa vie, c’est véritablement à partir de sa retraite, obtenue en 1923 pour son attitude exemplaire pendant la guerre, qu’il se consacre pleinement à la peinture jusqu’en 1934, où une paralysie du bras droit le contraint à abandonner la peinture.

Sa première exposition a lieu au Salon des agents des Postes en 1889. Il fonde ensuite la section artistique des PTT, mais c’est surtout sa rencontre avec le critique d’art Wilhelm Uhde en 1924 qui va favoriser sa reconnaissance. Ce dernier est un fervent défenseur des « Primitifs Modernes » (Douanier Rousseau, Bauchant, Bombois, Séraphine, Rimbert, Peyronnet, etc.) auxquels il associe Louis Vivin. Il lui organise alors une exposition personnelle en 1925 qui le sort de l’anonymat, puis l’expose aux côtés du Douanier-Rousseau, de Bombois et Séraphine Louis à la Galerie des Quatre Chemins.

La consécration internationale arrive un an après sa mort, lors de l’exposition « Les  Maîtres populaires de la réalité » (1937, Paris, Salle Royale).

Les thèmes que Vivin peint sont notamment inspirés par les cartes postales qu’il avait pour habitude de collectionner (monuments historiques parisiens, Montmartre, quais de la Seine, etc.). Le traitement des paysages urbains de ce peintre autodidacte n’est pas une tentative de représentation objective selon une interprétation de l’espace. La construction pierre par pierre de ses compositions traduit une confrontation entre la vision du monde extérieur et l’organisation qu’impose sa personnalité. En ressort une peinture aspirant au repos des sens et à la sévère et pure construction intellectuelle. La solitude, la monotonie et la tristesse naturelle de la vie quotidienne dépouillent ses tableaux de tout réalisme et affirment sévèrement la réalité banale pour ce peintre qui, par modestie, n’aurait pu oser peindre l’imaginaire. Mais derrière toutes ces façades régulières, en apparence objectives, ressort l’incertain, le mystère et le chagrin.

Scène de port, circa 1930-1931
Huile sur toile
46,3 x 61,3 cm

Loups attaquant un cerf, circa 1926
Huile sur toile
45 x 56 cm

Le Luxembourg, circa 1930-1931
Huile sur toile
54,6 x 73,7 cm

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