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Les Primitifs Modernes

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« Au lieu de les appeler peintre du dimanche, ce qui serait inexact, ou les peintres populaires, ce qui ne dit pas assez, on leur rendrait plus véritablement justice en les dénommant les peintres du cœur sacré parce que, pleins d’un humour simple et modeste, ils créent d’un cœur pieux et fort leur œuvre ».
Wilhelm Uhde

La Galerie Dina Vierny présente du 16 mars au 18 juin l’exposition Les Primitifs Modernes où sont exposées des œuvres de Bauchant, Bombois, Jean Eve, Racoff et Vivin.

Le Douanier Rousseau, universellement reconnu comme la figure emblématique des Primitifs modernes, porte aujourd’hui dans son ombre toute une génération d’artistes quelque peu oubliée du grand public. Ce sont ces artistes que la galerie propose de faire redécouvrir dans cette exposition.

Il ne faut pas oublier que ces peintres, comme Bauchant, ont eu une influence réelle sur le déroulé de l’art moderne. On retrouve notamment ce dernier dans les louanges de Le Corbusier : « Bauchant, peintre-poète, parce qu’il n’a aucune préoccupation esthétique, aucun scrupule et cette naïveté qui laisse tout oser, s’en tire à merveille, avec une habileté d’artisan qui manque trop souvent aux artistes de classes intellectuelles ».

En parallèle de l’exposition Le Douanier Rousseau – L’innocence archaïque au musée d’Orsay, qui met en valeur le plus célèbre représentant de ces artistes, la Galerie Dina Vierny souhaite remettre en valeur les autres grands « peintres du cœur sacré ».

Bauchant, Bombois et Vivin furent exposés aux côtés de Séraphine et du Douanier Rousseau lors des expositions de Wilhelm Uhde en 1929 et 1932, qui les défendit ardemment, au même titre que Braque et Picasso.
L’œuvre de Jean Eve et Racoff est lui resté plus confidentiel, bien que leur travail propose une approche toute aussi particulière et novatrice pour la peinture, à contre-courant de l’histoire formaliste de l’art moderne.

Ce sont tous des peintres qui ont renoué avec la sincérité, la vérité et les inventions des « imagiers » qui avaient librement développé leur expression jusqu’à ce que s’impose une culture de cour puis de masse.
Tous ces peintres autodidactes ont, à leur manière, détruit le préjugé de la maladresse, et remis en question la tradition picturale qui dominait depuis la Renaissance. Comme l’a très bien dit Dina Vierny, qui a consacré une très grande part de sa vie à défendre le travail de ces artistes, « ce sont d’abord des artistes à part entière qui renouent avec le grand art, celui du Moyen-Âge, qui préfère le royaume de l’instinct à l’univers de la connaissance ».

du 16 mars au 18 juin 2016

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