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Robert Couturier & Germaine Richier : une amitié artistique

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« Maine était une merveilleuse amie et une très grande artiste. Elle a su parfaitement intégrer à un ordre plastique les éléments naturels les plus imprévus. Ses sculptures vivent avec puissance une vie aussi évidente que celle des plantes, des pierres, de l’eau, des animaux silencieux. […] je sais la force de son œuvre comme un sculpteur peut le savoir. »

C’est ainsi que Robert Couturier (1905-2008) rendait hommage à son amie Germaine Richier (1902-1959) décédée en 1959. Tous deux membres fondateurs du Salon de mai en 1943 et du Salon de la jeune sculpture en 1949, furent de proches camarades de route. Ils participèrent aux même grandes expositions collectives de l’après-guerre, telles que Les sculpteurs contemporains de l’École de Paris à la Kunsthalle de Berne ou Treize sculpteurs de l’École de Paris au Stedelijk Museum d’Amsterdam en 1948, ainsi qu’aux Biennales de Venise en 1950 et de Saõ Paulo en 1951. Lors de cette dernière, d’étranges circonstances firent d’ailleurs que le prix fut attribué à Richier, mais avec une sculpture de Couturier !

Animés par une profonde recherche sur la matière et la figuration repensée, le Musée National d’Art Moderne les présentait exposés l’un à côté de l’autre dans ses collections en 1955.
Il faut dire qu’avec Giacometti, Couturier et Richier sont les représentants d’une nouvelle sculpture figurative, marquée par une réflexion sur des structures étirées, désincarnées et une certaine expressivité de la matière exacerbée.
Tous deux travaillent autour de l’homme et des concepts de vide, d’équilibre, de tension, avec chacun une forme d’expression personnelle.
Tandis que Richier crée un climat fantastique où baignent les être hybrides, Couturier imagine une expression plus mentale que physique où le vide prime sur le plein.

Cette exposition entend parler de cette amitié artistique en montrant les liens formels et esthétiques qui ont lié ces deux amis-artistes dans le contexte des années d’après-guerre et des années 1950.


Commissaire de l’exposition :

Valérie Da Costa est historienne de l’art, critique d’art et commissaire d’exposition. Ses travaux portent notamment sur la sculpture moderne et contemporaine et sur l’art italien de la seconde moitié du XXe siècle, sujets sur lesquels elle a publié de nombreux textes et livres en France et à l’étranger. Elle a récemment été commissaire des expositions : Germaine Richier, la magicienne (Musée Picasso, Antibes, 2019), Piero Gilardi, dalla natura all’arte (Galerie Michel Rein, Paris, 2020), Maillol, la forme libre (Galerie Dina Vierny, 2021) et Turi Simeti : l’aventure monochrome(s) (Galerie Almine Rech, 2022).


Robert Couturier, Femme s’essuyant la jambe, résine.

16.02.23 - 22.04.23

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