L’une des œuvres majeures d’Aristide Maillol, Le coureur cycliste, est actuellement présentée au Kunstmuseum Basel, en Suisse, dans le cadre de l'exposition The First Homosexuals: La naissance de nouvelles identités.30.03.26
Vue de l'exposition The First Homosexuals - La naissance de nouvelles identités - © Raphaela Graf Cette exposition ambitieuse explore un moment charnière de l'histoire de l'art, de la fin du XIXe siècle à l'entre-deux-guerres, où de nouvelles identités émergent et s'affirment. Elle retrace l'évolution de la représentation du nu en lien avec les conceptions mouvantes de la sexualité, et analyse comment des motifs classiques de l'histoire de l'art ont pu servir de codes discrets à l'expression du désir pour le même sexe. L'exposition met notamment en lumière un changement fondamental survenu vers 1900 dans la représentation des corps masculins. Alors que la fin du XIXe siècle privilégiait des silhouettes minces et juvéniles, le début du XXe siècle voit s'imposer un idéal corporel plus musclé et viril. Cette évolution est liée à une transformation de la perception même de l'homosexualité : abandonnant progressivement la théorie d'un « troisième sexe » à l'âme féminine, une nouvelle conception émerge où l'identité de genre masculine s'affirme pleinement, en accord avec le désir pour un autre homme.


Vue de l'exposition The First Homosexuals - La naissance de nouvelles identités - © Julian Salinas
La genèse du Coureur cycliste s’inscrit parfaitement dans ce contexte. L’œuvre est née de la commande de l’écrivain, collectionneur et mécène allemand Harry von Kessler, lors d’un voyage en Grèce en compagnie d’Aristide Maillol. Fasciné par le corps athlétique de son amant, le cycliste et jockey Gaston Colin, Kessler souhaitait immortaliser cette silhouette fine qui incarnait les idéaux homoérotiques de son époque. Guidé par les préférences esthétiques de son commanditaire, Maillol a façonné une sculpture qui, par sa posture et son regard baissé, convoque les représentations antiques du dieu Apollon. L'œuvre célèbre un corps masculin à la fois puissant et idéalisé, puisant son inspiration dans les canons de la statuaire grecque.

Vue de l'exposition The First Homosexuals - La naissance de nouvelles identités - © Sonja Maria Schobinger
Dans un contexte de répression de l’homosexualité, le recours à l’Antiquité n’était pas anodin. La Grèce classique apparaissait alors comme un modèle de liberté et un référent culturel permettant d'exprimer et de légitimer un désir que la société contemporaine condamnait. Le coureur cycliste de Maillol devient ainsi bien plus que le portrait d’un athlète ; il est le témoignage d'une quête d'identité et d'une affirmation esthétique, trouvant dans l'idéal classique une résonance à la fois intime et universelle.
La genèse du Coureur cycliste s’inscrit parfaitement dans ce contexte. L’œuvre est née de la commande de l’écrivain, collectionneur et mécène allemand Harry von Kessler, lors d’un voyage en Grèce en compagnie d’Aristide Maillol. Fasciné par le corps athlétique de son amant, le cycliste et jockey Gaston Colin, Kessler souhaitait immortaliser cette silhouette fine qui incarnait les idéaux homoérotiques de son époque. Guidé par les préférences esthétiques de son commanditaire, Maillol a façonné une sculpture qui, par sa posture et son regard baissé, convoque les représentations antiques du dieu Apollon. L'œuvre célèbre un corps masculin à la fois puissant et idéalisé, puisant son inspiration dans les canons de la statuaire grecque.
Vue de l'exposition The First Homosexuals - La naissance de nouvelles identités - © Raphaela Graf L’une des œuvres majeures d’Aristide Maillol, Le coureur cycliste, est actuellement présentée au Kunstmuseum Basel, en Suisse, dans le cadre de l'exposition The First Homosexuals: La naissance de nouvelles identités.
Cette exposition ambitieuse explore un moment charnière de l'histoire de l'art, de la fin du XIXe siècle à l'entre-deux-guerres, où de nouvelles identités émergent et s'affirment. Elle retrace l'évolution de la représentation du nu en lien avec les conceptions mouvantes de la sexualité, et analyse comment des motifs classiques de l'histoire de l'art ont pu servir de codes discrets à l'expression du désir pour le même sexe. L'exposition met notamment en lumière un changement fondamental survenu vers 1900 dans la représentation des corps masculins. Alors que la fin du XIXe siècle privilégiait des silhouettes minces et juvéniles, le début du XXe siècle voit s'imposer un idéal corporel plus musclé et viril. Cette évolution est liée à une transformation de la perception même de l'homosexualité : abandonnant progressivement la théorie d'un « troisième sexe » à l'âme féminine, une nouvelle conception émerge où l'identité de genre masculine s'affirme pleinement, en accord avec le désir pour un autre homme.
La genèse du Coureur cycliste s’inscrit parfaitement dans ce contexte. L’œuvre est née de la commande de l’écrivain, collectionneur et mécène allemand Harry von Kessler, lors d’un voyage en Grèce en compagnie d’Aristide Maillol. Fasciné par le corps athlétique de son amant, le cycliste et jockey Gaston Colin, Kessler souhaitait immortaliser cette silhouette fine qui incarnait les idéaux homoérotiques de son époque. Guidé par les préférences esthétiques de son commanditaire, Maillol a façonné une sculpture qui, par sa posture et son regard baissé, convoque les représentations antiques du dieu Apollon. L'œuvre célèbre un corps masculin à la fois puissant et idéalisé, puisant son inspiration dans les canons de la statuaire grecque.

Vue de l'exposition The First Homosexuals - La naissance de nouvelles identités - © Sonja Maria Schobinger
Dans un contexte de répression de l’homosexualité, le recours à l’Antiquité n’était pas anodin. La Grèce classique apparaissait alors comme un modèle de liberté et un référent culturel permettant d'exprimer et de légitimer un désir que la société contemporaine condamnait. Le coureur cycliste de Maillol devient ainsi bien plus que le portrait d’un athlète ; il est le témoignage d'une quête d'identité et d'une affirmation esthétique, trouvant dans l'idéal classique une résonance à la fois intime et universelle.
Galerie Dina Vierny
36 rue Jacob 75006 Paris
53 Rue de Seine, 75006 Paris
Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h
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36 rue Jacob 75006 Paris
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Ouvert du mardi au samedi
de 11h à 19h
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