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Fikret MOUALLA

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Istanbul (TURQUIE), 1903 – Reillanne, 1967

Fikret Moualla, ou Fikret Saygi, naït à Istanbul en 1903. Il est très tôt initié au dessin et à la culture française, notamment grâce au lycée francophone dans lequel il étudie. Il parcourt ensuite l’Europe vers la Suisse, l’Allemagne et la France afin de poursuivre ses études, mais une série d’accidents psychiatriques et d’hospitalisations – ainsi que le refus de son père de continuer à le subventionner – le poussent à rentrer en Turquie. Il y est diagnostiqué comme ayant une santé mentale normale et est nommé professeur de dessin dans un lycée d’Ayvalı, post qu’il quitte rapidement afin d’exercer pleinement son art. Une nouvelle hospitalisation de longue durée intervient et Moualla préfère définitivement quitter la Turquie pour la France en 1939.

À Paris, l’alcoolisme vient s’ajouter à la santé mentale fragile de l’artiste. Grâce à Dina Vierny, Fikret Moualla inaugure en 1954 sa première exposition parisienne et rencontre de grands artistes français. Il expose ensuite régulièrement dans des galeries parisiennes en plus de celle de Dina Vierny, telles que celles de France Bertin, Marcel Bernheim, Bruno Bassano et Katia Granoff. Malgré sa réputation instable et de nouvelles hospitalisations, la collectionneuse Fernande Anglès le soutient financièrement. Dès lors, l’artiste oriente sa production vers une peinture plus naïve.

Youki Desnos, figure artistique de Montparnasse, disait de sa peinture : « Moualla établit de vastes « plages » de couleur pure, continue. Ces surfaces affirmées ne sont jamais plates. De couleurs stridentes, elles ne sont jamais vulgaires, car cette couleur chargée de recréer un espace, une lumière, est d’une étonnante justesse de ton, pleine de frémissements, de profondeur. Ces plages « colorées » soutiennent et enchâssent les « scènes » que le dessin de Moualla invente. Ce dessin rapide, sûr de lui, incisif, saisit les personnages dans leurs gestes. Autoritaire et tendre, il exprime, avec une parfaite économie de moyens, ce qu’il a à exprimer, sans complaisance, sans sécheresse. Au contraire, large, aéré, il crée de l’espace, et, tout naturellement, là où ce dessin s’affirme, la couleur de Moualla se nuance, se divise, en un jeu de valeurs subtiles. »

Fikret Moualla se retrouve paralysé en 1962 et finit sa vie dans une clinique à Reillanne en mai 1967.

Nu rose, 1954
20,1 x 26,5 cm, gouache sur papier

Passantes et enfant, 1954
28,2 x 37,8 cm, gouache sur papier

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