À l'occasion de l'exposition Histoires de paysages, de Monet à Hockney (1890-2026) présentée au Musée Marmottan Monet, l'œuvre Untitled (Post-Rome), green (1964) de Charles Pollock intègre un parcours d'exception.14.10.2026
Vue de l'exposition Histoires de paysages, de Monet à Hockney (1890-2026) au Musée Marmottan Monet © Studio Christian Baraja SLB Réunissant des figures majeures de l'art moderne et contemporain — de Claude Monet à David Hockney, en passant par Piet Mondrian et Nicolas de Staël — ce projet d'envergure explore les métamorphoses du motif paysager et la manière dont la peinture s'est affranchie de la représentation topographique pour privilégier la structure, la lumière et l'espace. La présence de cette huile sur toile au sein de l'institution parisienne vient souligner l'importance des recherches menées par l'artiste américain au tournant des années 1960.


Vue de l'exposition Histoires de paysages, de Monet à Hockney (1890-2026) au Musée Marmottan Monet © DR
L'œuvre Untitled (Post-Rome), green s'inscrit dans une période de renouvellement profond pour Charles Pollock, consécutive à son séjour en Italie entre 1962 et 1963. Alors que la série Rome introduisait pour la première fois de grands aplats brisés par des structures sombres évoquant des papiers déchirés, de retour dans le Michigan, le peintre inaugure en 1964 le corpus Post-Rome. La rigueur géométrique et les arêtes vives de la méthode hard-edge s'y assouplissent au profit d'un vocabulaire plastique plus fluide, caractérisé par des formes arrondies et des mouvements mesurés. Comme il le notera en 1965, « La couleur – la résonnance de la couleur, les tensions et les flux de cette résonnance – et la luminosité sont les moyens par lesquels un dialogue est possible entre le peintre et le monde qui l’entoure ».

Vue de l'exposition Histoires de paysages, de Monet à Hockney (1890-2026) au Musée Marmottan Monet © Sylvain Silleran
Sur cette toile au format carré de 127 × 127 cm, la palette s'éclaircit et le vert ne fonctionne pas comme une description mimétique d'un environnement naturel, mais comme un champ chromatique autonome. À l'instar des travaux d'Ellsworth Kelly sur les structures botaniques, Pollock utilise le contour et la surface pour établir un lien entre le motif et l'espace. Les formes s'y trouvent entourées d'un halo de lumière diffuse qui fait irradier la composition de l'intérieur, illustrant les recherches du peintre sur la résonance de la couleur et sa capacité d'expansion. En situant cette œuvre au cœur d'une réflexion globale sur le paysage, l'exposition du Musée Marmottan Monet met en évidence cette transition où la nature est intériorisée puis restituée sous forme de vibrations lumineuses. Charles Pollock y affirme sa vision d'un art abstrait imprégné de spiritualité, où la forme visuelle parvient à respirer par de légères variations d'intensité — rappelant ses écrits de 1962 selon lesquels la nature du pouvoir spirituel réside dans l'objet lui-même, capable de s'étendre sur une infinie variété de pulsations. Le parcours montre ainsi comment les compositions souples de la période Post-Rome préfigurent l’épanouissement chromatique que l'artiste atteindra au milieu des années 1970 avec la série Trace.

Vue de l'exposition Histoires de paysages, de Monet à Hockney (1890-2026) au Musée Marmottan Monet © Sylvain Silleran
Cette présentation muséale s'inscrit dans le travail continu d'étude et de valorisation porté par la Galerie Dina Vierny autour de l'œuvre de Charles Pollock. Voir cette pièce dialoguer avec les grands jalons de l'histoire de l'art moderne au sein du Musée Marmottan Monet offre au public une occasion privilégiée de reconsidérer la trajectoire singulière de l'artiste au sein de l'abstraction post-picturaled. Exposition : Histoires de paysages, de Monet à Hockney (1890-2026) 24 septembre 2026 – 31 janvier 2027 Musée Marmottan Monet, Paris 16ᵉ
L'œuvre Untitled (Post-Rome), green s'inscrit dans une période de renouvellement profond pour Charles Pollock, consécutive à son séjour en Italie entre 1962 et 1963. Alors que la série Rome introduisait pour la première fois de grands aplats brisés par des structures sombres évoquant des papiers déchirés, de retour dans le Michigan, le peintre inaugure en 1964 le corpus Post-Rome. La rigueur géométrique et les arêtes vives de la méthode hard-edge s'y assouplissent au profit d'un vocabulaire plastique plus fluide, caractérisé par des formes arrondies et des mouvements mesurés. Comme il le notera en 1965, « La couleur – la résonnance de la couleur, les tensions et les flux de cette résonnance – et la luminosité sont les moyens par lesquels un dialogue est possible entre le peintre et le monde qui l’entoure ».
Vue de l'exposition Histoires de paysages, de Monet à Hockney (1890-2026) au Musée Marmottan Monet © Studio Christian Baraja SLB À l'occasion de l'exposition Histoires de paysages, de Monet à Hockney (1890-2026) présentée au Musée Marmottan Monet, l'œuvre Untitled (Post-Rome), green (1964) de Charles Pollock intègre un parcours d'exception.
Réunissant des figures majeures de l'art moderne et contemporain — de Claude Monet à David Hockney, en passant par Piet Mondrian et Nicolas de Staël — ce projet d'envergure explore les métamorphoses du motif paysager et la manière dont la peinture s'est affranchie de la représentation topographique pour privilégier la structure, la lumière et l'espace. La présence de cette huile sur toile au sein de l'institution parisienne vient souligner l'importance des recherches menées par l'artiste américain au tournant des années 1960.
L'œuvre Untitled (Post-Rome), green s'inscrit dans une période de renouvellement profond pour Charles Pollock, consécutive à son séjour en Italie entre 1962 et 1963. Alors que la série Rome introduisait pour la première fois de grands aplats brisés par des structures sombres évoquant des papiers déchirés, de retour dans le Michigan, le peintre inaugure en 1964 le corpus Post-Rome. La rigueur géométrique et les arêtes vives de la méthode hard-edge s'y assouplissent au profit d'un vocabulaire plastique plus fluide, caractérisé par des formes arrondies et des mouvements mesurés. Comme il le notera en 1965, « La couleur – la résonnance de la couleur, les tensions et les flux de cette résonnance – et la luminosité sont les moyens par lesquels un dialogue est possible entre le peintre et le monde qui l’entoure ».

Vue de l'exposition Histoires de paysages, de Monet à Hockney (1890-2026) au Musée Marmottan Monet © Sylvain Silleran
Sur cette toile au format carré de 127 × 127 cm, la palette s'éclaircit et le vert ne fonctionne pas comme une description mimétique d'un environnement naturel, mais comme un champ chromatique autonome. À l'instar des travaux d'Ellsworth Kelly sur les structures botaniques, Pollock utilise le contour et la surface pour établir un lien entre le motif et l'espace. Les formes s'y trouvent entourées d'un halo de lumière diffuse qui fait irradier la composition de l'intérieur, illustrant les recherches du peintre sur la résonance de la couleur et sa capacité d'expansion. En situant cette œuvre au cœur d'une réflexion globale sur le paysage, l'exposition du Musée Marmottan Monet met en évidence cette transition où la nature est intériorisée puis restituée sous forme de vibrations lumineuses. Charles Pollock y affirme sa vision d'un art abstrait imprégné de spiritualité, où la forme visuelle parvient à respirer par de légères variations d'intensité — rappelant ses écrits de 1962 selon lesquels la nature du pouvoir spirituel réside dans l'objet lui-même, capable de s'étendre sur une infinie variété de pulsations. Le parcours montre ainsi comment les compositions souples de la période Post-Rome préfigurent l’épanouissement chromatique que l'artiste atteindra au milieu des années 1970 avec la série Trace.

Vue de l'exposition Histoires de paysages, de Monet à Hockney (1890-2026) au Musée Marmottan Monet © Sylvain Silleran
Cette présentation muséale s'inscrit dans le travail continu d'étude et de valorisation porté par la Galerie Dina Vierny autour de l'œuvre de Charles Pollock. Voir cette pièce dialoguer avec les grands jalons de l'histoire de l'art moderne au sein du Musée Marmottan Monet offre au public une occasion privilégiée de reconsidérer la trajectoire singulière de l'artiste au sein de l'abstraction post-picturaled. Exposition : Histoires de paysages, de Monet à Hockney (1890-2026) 24 septembre 2026 – 31 janvier 2027 Musée Marmottan Monet, Paris 16ᵉ
Galerie Dina Vierny
36 rue Jacob, 75006 Paris
53 rue de Seine, 75006 Paris
Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h
Galerie Dina Vierny
36 rue Jacob, 75006 Paris
53 rue de Seine, 75006 Paris
Ouvert du mardi au samedi
de 11h à 19h
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