Le Musée d’Art Moderne de Paris consacre à Stéphane Bordarier sa première exposition institutionnelle à Paris, du 21 juillet 2026 au 4 janvier 2027.28.08.2026
Vue de l'exposition Stéphane Bordarier au Musée d'Art Moderne de Paris © Jean Vayssié Né en 1953, Stéphane Bordarier développe depuis le milieu des années 1980 une œuvre qui s’inscrit dans un moment où la peinture cesse progressivement de représenter le monde pour interroger ses propres moyens. Chez lui, cette réflexion ne passe pas par un discours théorique, mais par une pratique concrète, presque artisanale, entièrement tournée vers ce qu’il appelle la « qualité de surface ». Au fil des décennies, son langage pictural s’est épuré jusqu’à à l’essentiel : une couleur, une forme. Cette économie n’a pourtant rien d’un minimalisme gratuit. Elle constitue au contraire la condition d’une liberté, fondée sur un équilibre subtil entre contrainte et spontanéité.


Vue de l'exposition Stéphane Bordarier au Musée d'Art Moderne de Paris © Jean Vayssié
La fabrication de chaque tableau obéit à un protocole précis. Sur une toile tendue, l’artiste applique une colle de peau tiède, puis dépose le pigment pendant le bref laps de temps où celle-ci prend. C’est alors la matière elle-même qui met fin au geste. Bordarier se décrit comme « chassé » de la toile par un processus qu’il ne maîtrise qu’en partie. La couleur et la forme trouvent ainsi, pour chaque œuvre, une résolution singulière et impossible à reproduire à l’identique. Imprégnée de pigment et de colle, la surface acquiert une matité et une intensité chromatique particulières. Son aspect résulte autant de la chimie du procédé que de l’intention de l’artiste : la matière conserve la mémoire d’un geste qui s’est interrompu au moment même où elle s’est fixée.

Vue de l'exposition Stéphane Bordarier au Musée d'Art Moderne de Paris © Jean Vayssié

Vue de l'exposition Stéphane Bordarier au Musée d'Art Moderne de Paris © Jean Vayssié
Présentée au musée, la série des Noires illustre avec force cette recherche. Le noir y naît du mélange de deux tons directement sur la toile. Il n'est jamais une teinte fixe, mais une profondeur chromatique instable, qui varie selon la lumière et le déplacement du regard du visiteur. Sous leur apparente austérité, ces toiles laissent affleurer les traces du processus qui les a fait naître. Cette présentation au Musée d’Art Moderne de Paris accompagne une nouvelle étape de la reconnaissance institutionnelle de l’artiste. En 2026, cinq œuvres de Stéphane Bordarier ont rejoint les collections du musée, à la suite d’une acquisition récente complétée par un don de l’artiste. Elles sont présentées aux côtés de plusieurs prêts provenant de l'atelier de l'artiste, offrant au public un aperçu significatif de son parcours et de ses recherches picturales

Vue de l'exposition Stéphane Bordarier au Musée d'Art Moderne de Paris © Jean Vayssié
À cette actualité muséale s’ajoute une publication à paraître en 2027 : une monographie consacrée à Stéphane Bordarier, écrite par Michel Gauthier et publiée sous l’égide de la Galerie Dina Vierny. Elle viendra approfondir la lecture d’une œuvre qui, depuis quarante ans, se déploie loin des effets de mode. Musée d'Art Moderne de Paris Stéphane Bordarier Du 21 juillet 2026 au 4 janvier 2027
La fabrication de chaque tableau obéit à un protocole précis. Sur une toile tendue, l’artiste applique une colle de peau tiède, puis dépose le pigment pendant le bref laps de temps où celle-ci prend. C’est alors la matière elle-même qui met fin au geste. Bordarier se décrit comme « chassé » de la toile par un processus qu’il ne maîtrise qu’en partie. La couleur et la forme trouvent ainsi, pour chaque œuvre, une résolution singulière et impossible à reproduire à l’identique. Imprégnée de pigment et de colle, la surface acquiert une matité et une intensité chromatique particulières. Son aspect résulte autant de la chimie du procédé que de l’intention de l’artiste : la matière conserve la mémoire d’un geste qui s’est interrompu au moment même où elle s’est fixée.
Vue de l'exposition Stéphane Bordarier au Musée d'Art Moderne de Paris © Jean Vayssié Le Musée d’Art Moderne de Paris consacre à Stéphane Bordarier sa première exposition institutionnelle à Paris, du 21 juillet 2026 au 4 janvier 2027.
Né en 1953, Stéphane Bordarier développe depuis le milieu des années 1980 une œuvre qui s’inscrit dans un moment où la peinture cesse progressivement de représenter le monde pour interroger ses propres moyens. Chez lui, cette réflexion ne passe pas par un discours théorique, mais par une pratique concrète, presque artisanale, entièrement tournée vers ce qu’il appelle la « qualité de surface ». Au fil des décennies, son langage pictural s’est épuré jusqu’à à l’essentiel : une couleur, une forme. Cette économie n’a pourtant rien d’un minimalisme gratuit. Elle constitue au contraire la condition d’une liberté, fondée sur un équilibre subtil entre contrainte et spontanéité.
La fabrication de chaque tableau obéit à un protocole précis. Sur une toile tendue, l’artiste applique une colle de peau tiède, puis dépose le pigment pendant le bref laps de temps où celle-ci prend. C’est alors la matière elle-même qui met fin au geste. Bordarier se décrit comme « chassé » de la toile par un processus qu’il ne maîtrise qu’en partie. La couleur et la forme trouvent ainsi, pour chaque œuvre, une résolution singulière et impossible à reproduire à l’identique. Imprégnée de pigment et de colle, la surface acquiert une matité et une intensité chromatique particulières. Son aspect résulte autant de la chimie du procédé que de l’intention de l’artiste : la matière conserve la mémoire d’un geste qui s’est interrompu au moment même où elle s’est fixée.

Vue de l'exposition Stéphane Bordarier au Musée d'Art Moderne de Paris © Jean Vayssié

Vue de l'exposition Stéphane Bordarier au Musée d'Art Moderne de Paris © Jean Vayssié
Présentée au musée, la série des Noires illustre avec force cette recherche. Le noir y naît du mélange de deux tons directement sur la toile. Il n'est jamais une teinte fixe, mais une profondeur chromatique instable, qui varie selon la lumière et le déplacement du regard du visiteur. Sous leur apparente austérité, ces toiles laissent affleurer les traces du processus qui les a fait naître. Cette présentation au Musée d’Art Moderne de Paris accompagne une nouvelle étape de la reconnaissance institutionnelle de l’artiste. En 2026, cinq œuvres de Stéphane Bordarier ont rejoint les collections du musée, à la suite d’une acquisition récente complétée par un don de l’artiste. Elles sont présentées aux côtés de plusieurs prêts provenant de l'atelier de l'artiste, offrant au public un aperçu significatif de son parcours et de ses recherches picturales

Vue de l'exposition Stéphane Bordarier au Musée d'Art Moderne de Paris © Jean Vayssié
À cette actualité muséale s’ajoute une publication à paraître en 2027 : une monographie consacrée à Stéphane Bordarier, écrite par Michel Gauthier et publiée sous l’égide de la Galerie Dina Vierny. Elle viendra approfondir la lecture d’une œuvre qui, depuis quarante ans, se déploie loin des effets de mode. Musée d'Art Moderne de Paris Stéphane Bordarier Du 21 juillet 2026 au 4 janvier 2027
Galerie Dina Vierny
36 rue Jacob, 75006 Paris
53 rue de Seine, 75006 Paris
Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h
Galerie Dina Vierny
36 rue Jacob, 75006 Paris
53 rue de Seine, 75006 Paris
Ouvert du mardi au samedi
de 11h à 19h
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