Après sa présentation à la Galería Leandro Navarro à Madrid, l'exposition Maillol-Manolo. La sculpture à l'état pur est maintenant visible à la Galería Artur Ramon Art à Barcelone, jusqu’au 29 mai 2026. Cette deuxième étape de son itinérance continue d'explorer le dialogue artistique entre Aristide Maillol et Manuel Martinez Hugué, dit Manolo, avant que l'exposition ne rejoigne la Galerie Dina Vierny à Paris en septembre.01.04.2026
Vue de l'exposition Maillol-Manolo. La escultura pura © Galería Artur Ramon Conçue par les commissaires Àlex Susanna et J.P. Bouvet, l'exposition s'articule autour de l'amitié et de la complicité artistique qui liaient Maillol et Manolo. Elle met en lumière leur recherche commune d'une "sculpture pure", qui se démarquait de l'expressionnisme hérité de Rodin. En se tournant vers les idéaux classiques et méditerranéens, les deux artistes ont affirmé une vision de la sculpture centrée sur la plénitude des formes, la sérénité et la synthèse, devenant des figures du mouvement Noucentisme. La présentation rassemble sculptures, dessins, peintures et correspondances qui témoignent de leurs échanges.


Vue de l'exposition Maillol-Manolo. La escultura pura © Galería Artur Ramon

Vue de l'exposition Maillol-Manolo. La escultura pura © Galería Artur Ramon
Manolo Hugué, Josep Pla, Vie de Manolo (1929) L'étape barcelonaise est significative pour Manolo, figure de la scène artistique catalane, mais elle éclaire aussi le lien profond d'Aristide Maillol avec cette région. Cette sincérité prend racine dans un attachement à sa terre natale, une culture qu'il partageait avec ses amis catalans. Un séjour de Maillol dans la famille de son ami le peintre Etienne Terrus à Noël 1912 en est un témoignage. Il y retrouve Manolo et le compositeur Déodat de Séverac. Le récit de cette messe de minuit décrit une atmosphère typiquement catalane : l'orgue tenu par Séverac, le bruit du "chant du rossignol" obtenu avec un récipient en poterie gargouillant, et une voix paysanne entonnant le vieux Noël du Chant des Oiseaux. Maillol, selon les témoins, "sortit de là comme un enfant charmé". Cet épisode illustre l'immersion de l'artiste dans une culture locale et authentique, loin des cercles parisiens, une expérience qui a nourri sa recherche d'une forme universelle.

Vue de l'exposition Maillol-Manolo. La escultura pura © Galería Artur Ramon
Cette amitié artistique se nourrit d'un terreau commun : un paysage, celui de la Méditerranée à l'ombre du Canigou, et un idéal, celui d'un retour au classicisme. Bien que Maillol, de onze ans son aîné, agisse comme un maître pour Manolo, tous deux partagent une même ambition : atteindre une sculpture pure, essentielle, débarrassée des artifices et des excès narratifs de leur temps. Pour y parvenir, chacun s'affranchit d'une influence majeure : Maillol dépasse l'expressionnisme de Rodin, tandis que Manolo se détourne des formes ondoyantes de l'Art Nouveau catalan. C'est dans le corps féminin, archétype d'harmonie et de perfection, qu'ils trouvent leur sujet de prédilection pour explorer cette quête de sérénité et d'éternité à travers la pierre, le bronze et la terre cuite.

Vue de l'exposition Maillol-Manolo. La escultura pura © Galería Artur Ramon

Vue de l'exposition Maillol-Manolo. La escultura pura © Galería Artur Ramon
La Galerie Dina Vierny sera le point d'orgue de cette exposition itinérante. À partir de septembre, elle présentera au public parisien cette conversation artistique entre les deux sculpteurs. Cet événement permettra d'approfondir la compréhension des liens qui ont uni ces deux artistes et ont marqué la sculpture du début du XXe siècle.
Manolo Hugué, Josep Pla, Vie de Manolo (1929) L'étape barcelonaise est significative pour Manolo, figure de la scène artistique catalane, mais elle éclaire aussi le lien profond d'Aristide Maillol avec cette région. Cette sincérité prend racine dans un attachement à sa terre natale, une culture qu'il partageait avec ses amis catalans. Un séjour de Maillol dans la famille de son ami le peintre Etienne Terrus à Noël 1912 en est un témoignage. Il y retrouve Manolo et le compositeur Déodat de Séverac. Le récit de cette messe de minuit décrit une atmosphère typiquement catalane : l'orgue tenu par Séverac, le bruit du "chant du rossignol" obtenu avec un récipient en poterie gargouillant, et une voix paysanne entonnant le vieux Noël du Chant des Oiseaux. Maillol, selon les témoins, "sortit de là comme un enfant charmé". Cet épisode illustre l'immersion de l'artiste dans une culture locale et authentique, loin des cercles parisiens, une expérience qui a nourri sa recherche d'une forme universelle.
Vue de l'exposition Maillol-Manolo. La escultura pura © Galería Artur Ramon Après sa présentation à la Galería Leandro Navarro à Madrid, l'exposition Maillol-Manolo. La sculpture à l'état pur est maintenant visible à la Galería Artur Ramon Art à Barcelone, jusqu’au 29 mai 2026. Cette deuxième étape de son itinérance continue d'explorer le dialogue artistique entre Aristide Maillol et Manuel Martinez Hugué, dit Manolo, avant que l'exposition ne rejoigne la Galerie Dina Vierny à Paris en septembre.
Conçue par les commissaires Àlex Susanna et J.P. Bouvet, l'exposition s'articule autour de l'amitié et de la complicité artistique qui liaient Maillol et Manolo. Elle met en lumière leur recherche commune d'une "sculpture pure", qui se démarquait de l'expressionnisme hérité de Rodin. En se tournant vers les idéaux classiques et méditerranéens, les deux artistes ont affirmé une vision de la sculpture centrée sur la plénitude des formes, la sérénité et la synthèse, devenant des figures du mouvement Noucentisme. La présentation rassemble sculptures, dessins, peintures et correspondances qui témoignent de leurs échanges.
Manolo Hugué, Josep Pla, Vie de Manolo (1929) L'étape barcelonaise est significative pour Manolo, figure de la scène artistique catalane, mais elle éclaire aussi le lien profond d'Aristide Maillol avec cette région. Cette sincérité prend racine dans un attachement à sa terre natale, une culture qu'il partageait avec ses amis catalans. Un séjour de Maillol dans la famille de son ami le peintre Etienne Terrus à Noël 1912 en est un témoignage. Il y retrouve Manolo et le compositeur Déodat de Séverac. Le récit de cette messe de minuit décrit une atmosphère typiquement catalane : l'orgue tenu par Séverac, le bruit du "chant du rossignol" obtenu avec un récipient en poterie gargouillant, et une voix paysanne entonnant le vieux Noël du Chant des Oiseaux. Maillol, selon les témoins, "sortit de là comme un enfant charmé". Cet épisode illustre l'immersion de l'artiste dans une culture locale et authentique, loin des cercles parisiens, une expérience qui a nourri sa recherche d'une forme universelle.

Vue de l'exposition Maillol-Manolo. La escultura pura © Galería Artur Ramon
Cette amitié artistique se nourrit d'un terreau commun : un paysage, celui de la Méditerranée à l'ombre du Canigou, et un idéal, celui d'un retour au classicisme. Bien que Maillol, de onze ans son aîné, agisse comme un maître pour Manolo, tous deux partagent une même ambition : atteindre une sculpture pure, essentielle, débarrassée des artifices et des excès narratifs de leur temps. Pour y parvenir, chacun s'affranchit d'une influence majeure : Maillol dépasse l'expressionnisme de Rodin, tandis que Manolo se détourne des formes ondoyantes de l'Art Nouveau catalan. C'est dans le corps féminin, archétype d'harmonie et de perfection, qu'ils trouvent leur sujet de prédilection pour explorer cette quête de sérénité et d'éternité à travers la pierre, le bronze et la terre cuite.

Vue de l'exposition Maillol-Manolo. La escultura pura © Galería Artur Ramon

Vue de l'exposition Maillol-Manolo. La escultura pura © Galería Artur Ramon
La Galerie Dina Vierny sera le point d'orgue de cette exposition itinérante. À partir de septembre, elle présentera au public parisien cette conversation artistique entre les deux sculpteurs. Cet événement permettra d'approfondir la compréhension des liens qui ont uni ces deux artistes et ont marqué la sculpture du début du XXe siècle.
Galerie Dina Vierny
36 rue Jacob 75006 Paris
53 Rue de Seine, 75006 Paris
Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h
Galerie Dina Vierny
36 rue Jacob 75006 Paris
53 Rue de Seine, 75006 Paris
Ouvert du mardi au samedi
de 11h à 19h
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