Du 11 juin au 31 décembre 2026, le Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer invite à un voyage méditerranéen unique avec l'exposition Maillol et la Grèce. À travers une sélection de peintures, dessins, sculptures, photographies et estampes, le parcours explore les affinités électives qui unissent Aristide Maillol (1861-1944) à l’art de l’Antiquité hellénique. Au cœur de cette rétrospective se trouve le voyage fondateur qu’il entreprit au printemps 1908 en compagnie de son ami et mécène, le comte Harry Kessler.15.07.2026
Vue de l'exposition Maillol et la Grèce au Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer © Jean Vayssié Si Maillol découvre la Grèce à 47 ans, son imaginaire est déjà profondément imprégné de culture classique, nourri par ses années de formation parisienne et ses visites assidues au Louvre. Dès son arrivée sur le sol grec, le choc esthétique se double d'une sensation de familiarité absolue. L'artiste est frappé par la gémellité des paysages, des contours et de la lumière entre sa Catalogne natale et les côtes de l’Attique. « En arrivant, j’ai cru retrouver Banyuls ! » écrit-il dans son carnet de voyage, unique journal intime de sa vie, présenté dans l'exposition. Cette quête de pureté trouve son point d'ancrage dans l'art grec archaïque du VIe siècle avant J.-C. Face aux statues des kouroi de Delphes, Maillol s'exclame : « Voilà de la sculpture ! » Loin d'être une simple imitation, ce périple agit comme une puissante confirmation de ses propres recherches : une simplification des formes, un rejet du détail académique et une synthèse plastique qu'il partage avec ses contemporains Cézanne, Gauguin ou les Nabis.


Vue de l'exposition Maillol et la Grèce au Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer © Jean Vayssié
Le point de convergence le plus intime entre Maillol et les maîtres antiques réside dans le culte du corps humain comme mesure du monde. Tandis que la statuaire grecque privilégiait l'athlète masculin, Maillol consacre son génie au nu féminin, qu'il sculpte avec une tension sensuelle et une rigueur géométrique.

Vue de l'exposition Maillol et la Grèce au Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer © Jean Vayssié
L'exposition met en lumière ce dialogue intemporel : ses dessins de drapés et de torses réalisés in situ répondent à ses chefs-d'œuvre de maturité. Sa célèbre Flore se dresse ainsi avec la majesté immobile et la vitalité contenue des cariatides de l'Érechthéion qu'il a tant admirées. De retour en France, fort de cette expérience physique des ruines « au soleil », l'artiste réinvente l'Arcadie, concevant ses monuments aux morts comme de véritables métopes antiques alliant statuaire et architecture.

Vue de l'exposition Maillol et la Grèce au Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer © Jean Vayssié
La complicité entre Maillol et le comte Kessler dépasse la simple sculpture. Grand lecteur d'Homère, de Virgile et d'Ovide, Maillol transpose son amour d'une nature méditerranéenne idéalisée dans l'illustration d'éditions précieuses. Pour ces ouvrages d'art initiés par son mécène, le sculpteur va jusqu'à fabriquer son propre papier artisanal.

Vue de l'exposition Maillol et la Grèce au Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer © Jean Vayssié

Vue de l'exposition Maillol et la Grèce au Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer © Jean Vayssié
Cette exposition retrace ainsi la trajectoire d'une vie guidée par une exigence plastique d'une constance absolue, où l'épuration formelle s'allie à la sensualité pour toucher à l'universel. Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer Maillol et la Grèce Du 11 juin au 31 décembre 2026
Le point de convergence le plus intime entre Maillol et les maîtres antiques réside dans le culte du corps humain comme mesure du monde. Tandis que la statuaire grecque privilégiait l'athlète masculin, Maillol consacre son génie au nu féminin, qu'il sculpte avec une tension sensuelle et une rigueur géométrique.
Vue de l'exposition Maillol et la Grèce au Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer © Jean Vayssié Du 11 juin au 31 décembre 2026, le Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer invite à un voyage méditerranéen unique avec l'exposition Maillol et la Grèce. À travers une sélection de peintures, dessins, sculptures, photographies et estampes, le parcours explore les affinités électives qui unissent Aristide Maillol (1861-1944) à l’art de l’Antiquité hellénique. Au cœur de cette rétrospective se trouve le voyage fondateur qu’il entreprit au printemps 1908 en compagnie de son ami et mécène, le comte Harry Kessler.
Si Maillol découvre la Grèce à 47 ans, son imaginaire est déjà profondément imprégné de culture classique, nourri par ses années de formation parisienne et ses visites assidues au Louvre. Dès son arrivée sur le sol grec, le choc esthétique se double d'une sensation de familiarité absolue. L'artiste est frappé par la gémellité des paysages, des contours et de la lumière entre sa Catalogne natale et les côtes de l’Attique. « En arrivant, j’ai cru retrouver Banyuls ! » écrit-il dans son carnet de voyage, unique journal intime de sa vie, présenté dans l'exposition. Cette quête de pureté trouve son point d'ancrage dans l'art grec archaïque du VIe siècle avant J.-C. Face aux statues des kouroi de Delphes, Maillol s'exclame : « Voilà de la sculpture ! » Loin d'être une simple imitation, ce périple agit comme une puissante confirmation de ses propres recherches : une simplification des formes, un rejet du détail académique et une synthèse plastique qu'il partage avec ses contemporains Cézanne, Gauguin ou les Nabis.
Le point de convergence le plus intime entre Maillol et les maîtres antiques réside dans le culte du corps humain comme mesure du monde. Tandis que la statuaire grecque privilégiait l'athlète masculin, Maillol consacre son génie au nu féminin, qu'il sculpte avec une tension sensuelle et une rigueur géométrique.

Vue de l'exposition Maillol et la Grèce au Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer © Jean Vayssié
L'exposition met en lumière ce dialogue intemporel : ses dessins de drapés et de torses réalisés in situ répondent à ses chefs-d'œuvre de maturité. Sa célèbre Flore se dresse ainsi avec la majesté immobile et la vitalité contenue des cariatides de l'Érechthéion qu'il a tant admirées. De retour en France, fort de cette expérience physique des ruines « au soleil », l'artiste réinvente l'Arcadie, concevant ses monuments aux morts comme de véritables métopes antiques alliant statuaire et architecture.

Vue de l'exposition Maillol et la Grèce au Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer © Jean Vayssié
La complicité entre Maillol et le comte Kessler dépasse la simple sculpture. Grand lecteur d'Homère, de Virgile et d'Ovide, Maillol transpose son amour d'une nature méditerranéenne idéalisée dans l'illustration d'éditions précieuses. Pour ces ouvrages d'art initiés par son mécène, le sculpteur va jusqu'à fabriquer son propre papier artisanal.

Vue de l'exposition Maillol et la Grèce au Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer © Jean Vayssié

Vue de l'exposition Maillol et la Grèce au Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer © Jean Vayssié
Cette exposition retrace ainsi la trajectoire d'une vie guidée par une exigence plastique d'une constance absolue, où l'épuration formelle s'allie à la sensualité pour toucher à l'universel. Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer Maillol et la Grèce Du 11 juin au 31 décembre 2026
Galerie Dina Vierny
36 rue Jacob 75006 Paris
53 Rue de Seine, 75006 Paris
Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h
Galerie Dina Vierny
36 rue Jacob 75006 Paris
53 Rue de Seine, 75006 Paris
Ouvert du mardi au samedi
de 11h à 19h
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